En France, ce sont plus de 800 molécules de pesticides autorisées et 150 molécules retirées depuis 1990. A cette liste, s’ajoute de multiples sous-produits de dégradation ou de transformation ou de réaction, dits « métabolites », dont peu font l’objet de contrôles périodiques dans les EDCH malgré un risque non négligeable sur la santé. La DGS recentre alors les suivis sanitaires sur une liste établie selon les régions à 200/250 molécules de pesticides et, face aux métabolites présents de façon croissante, a saisi l’Anses pour établir une méthodologie qui permette l’évaluation de la pertinence des métabolites de par leur activité « pesticide » ou leur génotoxicité avérée ou en l’absence d’informations suffisantes. Aujourd’hui, une vingtaine de métabolites est classée pertinente.

Dans ce contexte, IANESCO est en perpétuel développement sur l’analyse des métabolites pour à la fois évaluer le risque sanitaire des EDCH et mesurer l’efficacité des traitements visant à les éliminer. A ce jour, IANESCO vient d’ajouter une méthode d’analyse reconnue par le COFRAC* pour doser les métabolites R471811 classé pertinent (Avis de l’Anses : Saisine n° « 2021-SA-0020-b » du 26 janvier 2022) et R417888 non pertinent mais en concentration ne devant pas dépasser 0.9 µg/L. Ces deux métabolites issus du chlorothalonil ont conduit à son interdiction en Suisse en janvier 2020.

N’hésitez pas à nous consulter pour tout autre métabolite ….

*: accréditation COFRAC Essais, n°1-6209, portée disponible sous www.cofrac.fr